En Arctique, la banquise s’est réduite, ces trente dernières années, d’une surface équivalente à près de deux fois la France.
Marches ou grèves ? PDF Imprimer Envoyer
Solutions globales

Constat : Les grèves et manisfestations se multiplient et se multiplieront au fur et à mesure que la situation économique se dégradera... Et plus les arrêts de travail seront nombreux et couteux, moins ils auront d'impact médiatique, plus ils auront de retombées économiques et moins ils arrangeront la situation globale...

Quelques données et réflexions :
Pour ceux qui le peuvent encore (financièrement, techniquement ou psychologiquement), la grève parait être un mode d'action pour obtenir des résultats, des moyens, du toujours plus ou du toujours pareil... ...Malheureusement la réalité nous contraint à penser qu'il faudra accepter des mesures de restrictions et/ou de réorientations budgétaires pour pouvoir mieux aider les plus démunis ou les activités offrant un avenir plus prometteur.
Pour comprendre l'évolution nécessaire que nous devrons subir, il faut reposer les problèmes fondamentaux :
- 1°) Si le monde entier bénéficiait du niveau de train de vie des Européens, 3 planètes seraient nécessaires pour assurer la production des besoins (5 planètes... pour faire la comparaison avec les USA). Avec l'Inde, la Chine (et d'autres...), plus de 2 milliards de personnes aspirent ajourd'hui à rejoindre les civilisations occidentales dans leur confort de vie... C'est physiquement et structurellement IMPOSSIBLE !
- 2°) Le maintien du mode de vie et des consommations actuelles condamne à moyen terme notre civilisation et tous les habitants de notre planète : réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles, affectation durable des réserves halieutiques, pollutions endémiques, raréfaction de l'eau potable, poussée démographique... Le tout générant des migrations qui vont perturber les équilibres sociaux et les organisations communautaires.
En conséquence, nous allons devoir réduire la voilure et notre emprise sur notre environnement : sans politique volontariste, la contrainte sera assurée par les marchés (la crise économique actuelle en est une des conséquences) ou par la réalité physique et géologique (épuisement des ressources).

Le monde entier sera t-il contraint de se serrer la ceinture ? Assurèment non ! Il y a déjà 40% des terrieins qui ne mangent pas à leur faim ! On ne peut donc prendre ou demander de sacrifices à celui qui n'a rien. Ce sont donc bien les bénéficiaires de notre civilisation industrielle moderne qui vont devoir remettre en cause leurs trains de vie.
Si le salaire médian des français est de 1.450 € net par mois, doit-on demander des efforts supplémentaires à tous ceux qui sont en dessous de ce niveau de revenu ? Assurèment non ! C'est donc bien à ceux qui se situent au dessus du salaire médian qu'il revient de faire des sacrifices. Les premiers à devoir être restraints et contraints seront donc les grands patrons, tous ceux qui bénéficient de revenus indécents, fruits de leur privilèges qui leur permet des revenus importants bien souvent sans perler une goutte de sueur. Malheureusement et c'est le dilemne de la plupart des gouvernements : en appliquant une politique d'imposition trop importante sur les nantis du sytème, ces derniers s'enfuiront vers d'autres cieux plus cléments avec leurs capitaux. Par ailleurs il serait vain de croire que la simple redistribution des revenus des patrons du CAC40 serait à même de régler tous les problèmes puisque ce ne serait que quelques euros qui seraient redistribués à chaque français dans l'hypothèse d'une captation complète de l'ensemble des 40 plus gros salaires de l'hexagone. A titre d'exemple, le salaire du Président de la république redistribué à l'ensemble de ses concitoyens ne représenterait même pas un centime d'ancien franc par tête !
C'est donc bien vers l'organisation des structures et en touchant la classe moyenne et le plus grand nombre que tout gouvernement, de droite comme de gauche, va devoir et pouvoir agir.
Quel intérêt y a t-il à subventionner l'industrie de la pêche alors qu'elle va devoir réduire ses quotas ?
Faut-il maintenir les aides publiques dans les activités de loisirs ?
Pourquoi maintenir des avantages sociaux qui devront nécessairement être abandonnés lorsque la crise sera plus profonde ?
A quoi sert-il de continuer à investir des milliers d'heures pour apprendre des savoirs initiles comme les notions de sinus et cosinus lorsque l'on sait qu'un très faible pourcentage de personnes utiliserons ces concepts dans leur vie professionnelle ou leur vie courante ?  S'il s'agit d'apprendre à apprendre, il est toujours possible de se référer à des connaissances plus pratiques.
A partir de ces constats et des mesures à prendre qui seront toujours discutables et amendables...
Comment changer les structures et l'organisation de notre société, des transports, de l'éducation nationale... sans se heurter systématiquement aux plus grands groupes de pression en France qui n'accepteront que très difficilement une remise en cause de leurs acquis, de leurs avantages, de leurs habitudes de travail ?...
- Témoignage entendu sur une radio de Talk Show :
Un parent d'élève : " J'ai demandé au professeur de mon fils s'il envisageait de parler de la crise dans ses cours..." Réponse : "ce n'est pas au programme !"
Réaction du parent d'élève : " C'est pourtant au programme du monde entier !"...
Autre constat :
Une étude et un test de connaissance de l'entreprise réalisée par la FNEGE (fondation nationale pour l'enseignement de la gestion des entreprises) (www.FNEGE.fr) montre que seuls 7% de français obtiennent la moyenne sur une série de 26 questions de base. 32 % des personnes intérrogées confondent le bénéfice avec le chiffre d'affaire !!!
Notre organisation sociale n'est donc pas en phase avec la réalité quotidienne et économique. Or l'éducation, la formation, la connaissance de notre environnement sont et seront des clés pour l'avenir, il faut donc en modifier les bases, l'organisation, la struture, le contenu pour donner à nos enfants (et à leurs parents) les outils qui leur seront nécessaires pour évoluer dans leur vie quotidienne.

Qui sont les plus légitimes à gérer les changements en matière d'éducation; de politique des transports, de politique sociale ?

- Les employés de l'éducation nationale, de la SNCF...  minoritaires en nombre face à l'ensemble de la population française ?
ou
- Un ministre nommé par un président démocratiquement élu par le suffrage universel pour mener à terme son programme politique ?
Malgré cette légitimité, nous nous heurterons toujours au pouvoir de la rue face au pouvoirs publics et démocratiques.

Solution : passer systématiquement par une consultation nationale pour légitimer les grandes réformes de l'éducation nationale.

(4 Votes)
Voir aussi >>> Le référendum télématique

Autre suggestion >>> Un vote de grève systématique

NB : si tous les mécontents en France devaient faire grève et manifester, il y aurait plus de personnes dans la rue que de badauts pour les voir défiller...

 

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