|
Le service civique national. |
|
|
|
|
Le projet initié par Martin Hirsh prévoit une mobilisation des jeunes basée sur le volontariat et rémunérée sur la base d'un SMIC atrophié sur un engagement qui pourrait aller jusqu'à deux ans.
Problème : nous retrouverons le même profil dans les volontaires. Les classes privilégiées ne feront jamais ou rarement ce type de services s'ils peuvent l'éviter. Certain ferons un engagement par dépit. Plutôt que de ne rien faire, il est peut-être préférable de faire un petit job dans un service public pour 4 ou 500 € ?! Le projet ressemble plus à un stage d'insertion rémunéré qu'à un véritable service national.
La solution : un service national obligatoire, non rémunéré, mais réduit à une période de quelques mois pour l'ensemble des jeunes français avec la possibilité de scinder en deux ou trois la période afin de ne pas briser les études supérieures. Les jeunes étudiants engagés dans leurs études pourraient consacrer leurs vacances sans remettre en cause le processus de leur scolarité. Les jeunes travailleurs déjà engagés dans un emploi rémunéré pourraient alors consacrer, eux aussi, leurs vacances dans un services national.
Avantages et objectifs : Dans tous les cas, un effort consacré à un service nationale serait à même de sensibiliser les jeunes sur leur appartenance à une communauté et sur la nécessité du développement de services publics. Quelle valeur peut avoir un service humanitaire si ce dernier est rémunéré et s'il bénéficie à des associations qui elles aussi perçoivent des subventions pour leur encadrement ? L'obligation d'un service civique permettrait de créer un véritable melting pot dans lequel l'ensemble des jeunes français pourraient se retrouver, toutes classes sociales confondues et participer à la bonne marche de nos institutions et de nos services publics dans lesquels nous manquons de main d'œuvre et de bonnes volontés : justice, hôpitaux, écoles, associations d'assistances humanitaires, etc... En ayant une force vive plus importante durant les périodes de vacances scolaires, nos institutions et services public pourraient pallier à leurs carences...
|